Taille du texte Baisse Augmenter

Articles

La maîtrise en sciences de l’information produit ses premiers diplômés


Melissa Cheung et la la directrice du programme, Lynne Bowker.

Dave Weatherall

Maintenant que tout le monde peut créer une quantité potentiellement illimitée d’information et la diffuser partout dans le monde, on sent plus que jamais le besoin d’organiser et d’annoter cette masse de renseignements afin de la rendre facilement accessible à toute une gamme d’utilisateurs, dès maintenant et dans le futur.

C’est cette idée qui a inspiré, il y a deux ans seulement, la création d’une maîtrise en sciences de l’information, qui produira ce printemps sa première cohorte de diplômés. Melissa Cheung, qui a fait ses études de premier cycle en biologie, fait partie de la promotion 2011. Elle dit avoir été attirée par la souplesse du programme et l’option de l’enseignement coopératif offerte à l’Université.

« J’aime aider les gens à résoudre des mystères grâce au travail de référence, et c’est exactement ce que ce programme me permet de faire », dit Melissa, qui a travaillé à la Bibliothèque publique d’Ottawa avant de déménager à Toronto pour un emploi de technicienne de laboratoire. « J’aime le fait que les possibilités d’emploi ne se limitent pas aux bibliothèques et que mes nouvelles compétences s’appliquent à plein de domaines. » Elle ajoute que son stage coop chez Industrie Canada a mené à une offre d’emploi à temps plein après ses études.

Autre avantage, la nouvelle maîtrise est le seul programme bilingue du genre en Amérique du Nord, et se distingue même des autres programmes bilingues de l’Université d’Ottawa.

« Dans d’autres programmes, le bilinguisme signifie qu’on offre un volet français et un volet anglais en parallèle, mais le nôtre vous oblige à prendre le quart de vos cours dans votre seconde langue officielle », dit la directrice du programme, Lynne Bowker, ajoutant que les étudiants et étudiantes peuvent quand même remettre leurs travaux dans la langue de leur choix. « C’est la communauté ottavienne qui nous a approchés en disant qu’il n’y avait pas assez de spécialistes de l’information bilingues et en nous demandant ce que nous pouvions faire pour remédier à la situation. »

Le programme jouit maintenant d’un fort appui au sein de cette même communauté et présente souvent des conférences d’experts invités. D’éminents professeurs de l’Université d’Ottawa y enseignent, dont Michael Geist et Ian Kerr, ce qui, selon Melissa, accentue l’interdisciplinarité du programme.

« Nous disons souvent que les sciences de l’information sont une métadiscipline parce qu’elles attirent des gens de tous les domaines. Dans notre transition vers une société du savoir, pratiquement toutes les organisations — publiques, privées ou universitaires — ont besoin de spécialistes de l’information, poursuit Melissa.

Le programme touche le côté pratique des sciences de l’information, mais comporte aussi une composante de recherche pour encourager un regard d’ensemble sur les utilisateurs d’information et leurs besoins, note Lynne Bowker. Par exemple, la conservation numérique (la sélection, la préservation, l’entretien et l’archivage des ressources numériques) soulève une série de questions qu’il faut examiner.

« Ma thèse de doctorat est sauvegardée là-dessus », dit-elle, montrant une boîte de disquettes de 3 po ½/1,44 MB (ce qui ne suffit même pas pour un fichier MP3). « Dans dix ans, serai-je encore capable d’y accéder? Mon ordinateur au bureau n’a même plus de lecteur de disquettes! »

Pour plus d’information, visitez le site de l’École des sciences de l’information. Il est encore temps de demander l’admission au programme pour l’année 2011-2012.



Les commentaires (1)

Congratulations on graduating the first class. I do take issue, however, with the fact that non-bilingual citizens are excluded from the program. I’m not sure how that fits in with U of O being “Canada’s University” or of equity in general.

Par Michelle Fiander sur le 21 04 2011



Commentez cet article

Nous nous réjouissons de recevoir vos commentaires sur cette nouvelle. S'il vous plaît, remplissez le formulaire pour la commenter.

Note : L’équipe de rédaction de la Gazette se réserve le droit de modifier ou de supprimer tout commentaire jugé inapproprié, hors-sujet ou violant les Conditions d’utilisation du site Web de la Gazette.

Merci de participer au dialogue!

Commenting is not available in this section entry.